Après le vote, le soin continue
- Ariane Plaisance
- il y a 3 jours
- 2 min de lecture

Le vote est tombé.
Pour beaucoup, cette journée restera comme un tournant dans l’histoire de la France. Certains s’en réjouissent. D’autres ressentent une profonde tristesse, de l’inquiétude, parfois même un sentiment de découragement.
Que vous soyez un partisan de la Loi, ou si vous faites partie de ceux qui ont consacré des années à lutter contre cette loi, vous vous demandez peut-être : et maintenant ?
La réponse est simple.
Le soin continue.
Aucune loi, aucune demande d’hâter la mort, ne remplaceront jamais une présence humaine.
Le soin ne se résume pas à une décision, à un moment. Il est une relation. Il est une manière de rester auprès de l’autre, même lorsque l’on n’est pas d’accord avec son choix.
Dans les pays où une aide à mourir existe, comme dans mon pays, les besoins de soulagement, d’écoute, de soutien psychologique, social, spirituel et familial ne disparaissent pas. Ils deviennent même encore plus visibles, encore plus criants.
La France aura toujours besoin de soins palliatifs accessibles et de qualité. Elle aura toujours besoin de professionnels formés, de bénévoles engagés et de proches mobilisés. Elle aura surtout besoin de milieux de vie, peut-être des maisons de soins palliatifs, où les personnes malades, mourantes ou endeuillées ne sont pas laissées seules.
Voilà pourquoi le travail ne s’arrête pas aujourd’hui.
Il faut continuer à développer les soins palliatifs.
Continuer à former les professionnels et les citoyens.
Continuer à soutenir les proches aidants.
Continuer à parler de la mort avec davantage de simplicité.
Continuer à lutter contre l’isolement, la précarité et l’abandon.
Continuer à créer autour des personnes malades un véritable cercle de soutien.
La plus belle réponse au découragement n’est pas de renoncer : c’est de continuer à prendre soin.





Commentaires